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Génératif

Autoencodeur variationnel (VAE)

Un réseau qui apprend à compresser puis recréer des données en sculptant un espace latent probabiliste.

Imaginez un artiste qui, plutôt que de mémoriser chaque tableau, apprend une palette d'idées abstraites à partir desquelles il peut peindre des œuvres inédites. L'autoencodeur variationnel (VAE) fait exactement cela : il compresse des données complexes (images, sons, molécules) en un espace latent continu et structuré, puis sait en regénérer de nouveaux exemples plausibles. C'est l'un des piliers historiques des modèles génératifs profonds.

Encodeur, espace latent, décodeur

Un VAE combine deux réseaux. L'encodeur transforme une entrée $x$ non pas en un point fixe, mais en une distribution de probabilité : une moyenne $\mu$ et une variance $\sigma^2$. On échantillonne ensuite un vecteur latent $z$ dans cette distribution, et le décodeur tente de reconstruire $x$ à partir de $z$.

Cette astuce probabiliste — modéliser une distribution plutôt qu'un point — rend l'espace latent lisse et continu : deux points proches dans cet espace donnent des sorties proches, ce qui permet de naviguer et d'interpoler entre les données.

La double fonction de perte

L'entraînement minimise une borne appelée ELBO (Evidence Lower Bound), qui équilibre deux objectifs :

$$\mathcal{L} = \underbrace{\mathbb{E}{q(z|x)}[\log p(x|z)]}$$}} - \underbrace{D_{KL}\big(q(z|x)\,|\,p(z)\big)}_{\text{régularisation}

Terme Rôle
Reconstruction La sortie doit ressembler à l'entrée
Divergence KL L'espace latent reste proche d'une loi normale, donc bien organisé

Le « reparameterization trick » ($z = \mu + \sigma \odot \epsilon$) permet de rendre l'échantillonnage dérivable, et donc entraînable par rétropropagation.

VAE vs autres modèles

Le VAE n'a pas gagné la course à la netteté, mais il a légué l'idée maîtresse de tout le génératif moderne : organiser le hasard dans un espace latent que l'on peut explorer.

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