MORAIDICTIONNAIRE IA
Fondamentaux

Apprentissage zero-shot

Quand un modèle d'IA reconnaît ce qu'il n'a jamais vu, en s'appuyant sur sa description.

Imaginez un naturaliste qui n'a jamais croisé de zèbre, mais à qui l'on dit : « c'est un cheval rayé de noir et blanc ». Le jour où il en aperçoit un, il l'identifie sans hésiter. L'apprentissage zero-shot (zero-shot learning) repose exactement sur cette intuition : permettre à un modèle de reconnaître ou d'accomplir une tâche sans aucun exemple d'entraînement pour cette tâche précise.

Le principe : généraliser par la description

Contrairement à l'apprentissage classique qui exige des milliers d'exemples étiquetés par catégorie, le zero-shot s'appuie sur une représentation sémantique partagée. Le modèle apprend à relier des entrées (images, textes) à un espace de connaissances — attributs, descriptions textuelles, vecteurs sémantiques. Une classe jamais vue est alors décrite dans ce même espace, ce qui rend la prédiction possible.

Avec les grands modèles de langage, le zero-shot prend une forme familière : on formule une consigne en langage naturel (« Classe ce message comme positif ou négatif ») sans fournir le moindre exemple. Le modèle exploite les connaissances acquises lors de son pré-entraînement massif.

Zero-shot, one-shot, few-shot

Approche Exemples fournis
Zero-shot 0
One-shot 1
Few-shot quelques-uns (2 à ~10)

Formellement, on cherche à prédire une classe issue d'un ensemble inédit $Y_{\text{unseen}}$ disjoint des classes vues à l'entraînement $Y_{\text{seen}}$ :

$$ Y_{\text{seen}} \cap Y_{\text{unseen}} = \varnothing $$

Atouts et limites

Le zero-shot incarne un glissement profond : on ne programme plus la machine par l'exemple, mais par le sens.

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